(conference gesticulee) 

+ atelier post conf’ : Les maux, le corps, l’effort »

La conférence gesticulée c’est l’histoire d’une femme / d’un homme qui monte sur une scène pour porter une parole politique

 

Pas forcément une scène ; ça peut-être un coin de bistrot, une salle municipale, une classe, un hall d’immeuble, sur une place, dans la rue… Un lieu


Avec des personnes rassemblées autour d’un espace, accueillant un travail d’écriture mis en scène par le/la conférencier-e

Ça peut-être du théâtre mais ça n’en est pas nécessairement. Pas n’importe qu’elle parole ; on cause de son histoire, de ses idées, de celles qu’on a lues, de celles que l’on a envie de partager… Un point de vue situé

Avec des théories incarnées on raconte, on n’explique pas, on ne fait l’économie ni de soi, ni de la complexité de la société

Ça peut-être n’importe qui, car tout le monde pense le et la politique. Toujours politique, jamais neutre ; ça questionne nos croyances, travaille nos contradictions, nous oblige à prendre position… Une visée de transformation sociale


Pas simplement pour la liberté d’expression, mais pour comprendre et agir sur le monde tel qu’il est et tel que nous voulons qu’il soit

Une conf’ c’est un objet spectaculaire, qui incarne des analyses théoriques dans un récit de vie issue de l’expérience du/de la conférencier-e se construisant comme sujet politique en prenant position au sein des rapports sociaux et en proposant des possibles afin de transformer la société en vue de la rendre plus égalitaire, et donc la plus démocratique possible

Dans les faits, il s’agit d’un travail d’écriture, mêlant introspection et recherche-action, mis en corps et en récit. Nous parlons d’un tressage des savoirs ; issue de notre vécu, de nos lectures, de nos cogitations comme de nos émotions. L’esthétisation est nécessaire pour rendre sensible ce que nous nommons l’émotion politique ; ce qui nous touche sans nous apitoyer, ce qui nous révolte sans nous rendre impuissant

La mienne parle de Léna, un petit bout de femme, et de son corps. Son corps qui est gros et malade…En tous cas, c'est ce que lui disent les médecins

 

Elle, elle se trouve grosse mais en très bonne santé. Nous parlerons :

 

  • De l'Inde, pays où elle s'est sentie être femme pour la première fois, de temples, de voiles et de sari

  • D'obésité, du corps médical et de la société

  • De tissus qui racontent pour nous notre histoire et notre humeur

  • De culpabilisation, de honte, de normes et de distinction sociale

 

Cette société qui nous pèse, qui nous fait prendre des kilos à chaque bouchée et qui nous gave de sucre pour nous éviter de trop réfléchir

 

Nous rirons de ce qui, au quotidien, peut nous faire pleurer

 

Nous rirons parce qu'avant tout, ce petit bout de femme est heureuse et souhaite résister !

Suite à la conférence gesticulée, avec les spect’acteurs qui le souhaitent, on peut organiser un atelier post conf » intitulé « Les maux, le corps, l’effort ». Dans un premier temps, on se raconte grâce à un débat butiné, nos représentations du corps dans notre société , puis dans un second temps, nous identifierons les points de fragilité et les points de force de nos représentations pour savoir où se situe notre puissance d'agir. En petits groupes d'interview mutuelle, avec l'aide de quelques magazines, nous verrons ensemble comment faire pour que notre puissance d'agir sur ce sujet, soit celle qui nous correspond le mieux au quotidien....et si on parlait aussi de dominations et d’intersectionnalité ?

 

 

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